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SéCURITé | Uvira: une dizaine de morts lors des affrontements entre Maï-Maï et Ngumino à Bijombo

Uvira: une dizaine de morts lors des affrontements entre Maï-Maï et Ngumino à Bijombo

298 Museza Pascal
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Les affrontements entre groupes armés sont loin de dire leur dernier mot dans la zone Uvira-Fizi en province du Sud-Kivu. Ce jeudi 13 mai, des éléments du groupe armé Ngumino se sont affrontés avec des Maï-Maï du groupe Biloze Bishambuke, à Bijombo dans le territoire d’Uvira.
Des acteurs sociaux sur place affirment que les affrontements ont eu lieu dans la localité de Kajembwe. Il y a eu au moins 4 Maï-Maï morts, et 6 miliciens Ngumino.
«Il y a déjà des nouveaux déplacements des habitant qui fuient vers Murambya, et au niveau de la base de la Monusco à Bijombo centre. Plus de 1.500 ménages y sont déplacés actuellement,» affirme un acteur de la Société Civile généralement bien informé.
Contacté, le capitaine Dieudonné Kasereka, Porte-parole des FARDC dans la partie Sud Sud-Kivu, parle des affrontements toujours en cours depuis deux moins entre les Maï-Maï et les Ngumino/Twigwaneho; et qui ont occasionné le déplacement d’au moins 5.500 personnes de différentes communautés à Bijombo.
«Nous n’avons pas encore cette information. Mais nous savons que ça fait presque deux mois depuis que les affrontements sont en cours entre ces groupes armés; qui détiennent illégalement des armes, et qui continuent à s’affronter. Malheureusement c’est la population qui est victime, parce qu’au moment où nous parlons; nous enregistrons au moins 5.500 personnes déplacées. Nous ne savons pas encore s’il y a eu affrontements hier, mais ce sont des combats qui sont continuels, et ils sont toujours en cours,» dit-il ce vendredi.
Entre-temps, la population locale appelle l’armée à intensifier ses interventions contre ces groupes armés sans distinction, afin de voir revenir la paix dans leur entité.
«Nous n’avons que l’armée pour nous sortir de ce calvaire. L’armée doit prendre en main ses responsabilités . Parce qu’à Bijombo-centre aujourd’hui, il n’y a même pas 30 militaires. Et au niveau de Kakanga aussi, c’est environ 20 militaires. Les FARDC devraient renforcer leurs effectifs; pour empêcher ces affrontements qui ne font qu’endeuiller la population,» suggère notre source.

Rédigé Par Museza Pascal
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