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CULTURE | RDC : Début à Lubumbashi d'un atelier de formation sur le projet “Femme et artiste”

RDC : Début à Lubumbashi d'un atelier de formation sur le projet “Femme et artiste”

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Les organisateurs de l'atelier au bureau Wallonie Bruxelles lors du point de presse

L'atelier de formation sur “femme et artiste” a été lancé à Lubumbashi dans le Haut-Katanga par l'association sans but lucratif Manus de Franchesco Chikala en partenariat avec le bureau Wallonie Bruxelles international, le lundi 7 mars 2022.

L'annonce officiel de cette activité à l'intention des femmes évoluant dans le monde artistique de cette entité de la République démocratique du Congo a été faite lors d'un point de presse tenu au bureau Wallonie Bruxelles international à Lubumbashi en présence de la cheffe de bureau, Annie Kabeya.

D'après les organisateurs, les femmes artistes dont les danseuses, celles qui font le théâtre, les musiciennes, les instrumentistes seront formées par d'autres artistes femmes dont Sarah Carlier et Manon De Clerco qui viennent de la Belgique.

Interrogé par Newscongo, Franchesco Chikala a précisé que l'idée est de comparer les deux pôles, (Belge et Congolais) pour arriver à promouvoir un réseautage entre les artistes dames de deux nations.

“L'idée ici c'était déjà de comparer les univers congolais et belge afin de mettre ces deux univers ensemble et discuter voire identifier les mêmes problèmes, voir comment certains les règles et là-bas comment ils sont réglés. Et puis adapter toutes ces solutions dans une structure concrète et promouvoir un réseautage entre les deux univers et rendre un peu la femme indépendante de toute la pression sociale. Ici, quand je parle de la pression sociale, la femme artiste est considérée comme une prostituée, qui n'a pas une vie stable, qui ne peut pas avoir un enfant, ou dès qu'elle tombe enceinte, elle n'est plus artiste. Et pourtant on connaît sur d'autres cieux, des gens qui s'en sortent quand-même. C'est question de changer et surtout de s'échapper un peu de ses pressions là”, a-t-il expliqué.

Le coordonnateur de l'ABSL Manus a noté que l'entrée est libre pour tous les artistes femmes.

“Pour les artistes qui se sentent écartés, c'est de nourrir leur curiosité en venant dans ce genre des choses. Il ne faut pas attendre que l'on vienne nous chercher. Il faut aller parfois secouer l'arbre pour voir les avocats. Donc venez et on ne peut pas nourrir tout le monde. Il faut vraiment venir et n'hésitez pas et nos portes sont ouvertes. On est comperland”, a-t-il ajouté.

Dans la foulée, la même source a indiqué qu'à la fin de cet atelier de formation, trois pistes sont envisagées. C'est notamment, la formation d'un groupe de femmes artistes et la mise en place de collaborations avec des femmes en Europe ; proposer un parcours de soutien à une femme pour l'enregistrement d'un clip ou la promotion d'un projet ; création d'un label de musique féminin à Lubumbashi et porté par les manageuses, productrices, communicantes et autres.

Notons que le programme prévoit des ateliers jusqu'au 17 mars prochain et un concert de restitution le 11 mars à Lubumbashi.

Rédigé Par Papademos
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