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SéCURITé | RDC : 290 personnes tuées par des groupes armés en mai dernier (BCNUDH)

RDC : 290 personnes tuées par des groupes armés en mai dernier (BCNUDH)

157 Museza Pascal
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Un enfant en train de fuir les exactions de rebelles à l'est de la RDC/Ph. Tiers

Le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) dit avoir documenté 290 exécutions sommaires par des groupes armés au cours du mois de mai 2022 en RDC.

Ces personnes tuées concernent 209 hommes, 54 femmes et 27 enfants dans différentes provinces. Au cours de ce mois, le BCNUDH rapporte l’augmentation des violations des droits humains attribuables à des groupes armés, en particulier les terroristes ADF et les miliciens CODECO, ainsi que les rebelles du M23.

Dans un communiqué rendu public ce mardi 5 juillet 2022 et consulté par NewsCongo, l’agence onusienne fait savoir que 551 violations et atteintes aux droits de l’homme ont été enregistrés en mai sur tout le territoire national, soit une augmentation de 8% par rapport au mois d’avril, où 511 violations avaient été documentées.

«Les groupes armés ont été responsables de 363 atteintes aux droits de l’homme, soit 66% du nombre total des violations enregistrées sur l’ensemble du territoire et une augmentation de 26% par rapport aux 288 atteintes documentées au mois d’avril 2022,» indique ce rapport consulté par NewsCongo.

Par ailleurs, les agents de l’Etat sont responsables de 188 violations, soit 34% des violations documentées en mai 2022, renseigne ce même document. Ce nombre représente une diminution de 16% par rapport aux 223 violations enregistrées au mois d’avril 2022.

«Les agents de la Police nationale congolaise (PNC) et les militaires des FARDC ont commis près de 29% du total des violations documentées. Les agents de l’Etat sont notamment les auteurs des exécutions extrajudiciaires d’au moins 21 personnes, dont 16 hommes, trois femmes et deux enfants, une réduction par rapport au mois précèdent (-37%). L’ANR et divers autres agents de l’Etat ont commis 30 violations, une augmentation (+20%) par rapport au mois précédent (25 violations),» explique le BCNUDH.

Le Bureau onusien déplore en outre une forte augmentation des cas de violences sexuelles liées au conflit. En mai 2022, 89 femmes ont été violées alors que seulement 41 l’avaient été le mois d'avril.

Le BCNUDH demande une nouvelle fois aux autorités congolaises de prendre des actions nécessaires, notamment en traduisant en justice les auteurs présumés, pour que ces violations des droits de l’homme puissent cesser.

Rédigé Par Museza Pascal
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