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FEMME | Dr Ngalula : “Le 8 mars n'est pas une journée de port de pagnes uniquement mais de réflexion par rapport au combat que les femmes mènent”

Dr Ngalula : “Le 8 mars n'est pas une journée de port de pagnes uniquement mais de réflexion par rapport au combat que les femmes mènent”

568 Ruth Kutemba
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Docteur Micrette Ngalula/© Newscongo RK

La célébration du 08 mars rappelle le combat mené par les femmes pour revendiquer certains de leurs droits. Pour cette année 2022, NewsCongo.news a rencontré Micrette Ngalula, médecin gynécologue à Lubumbashi pour appréhender sa perception par rapport au mois dédié aux droits de la femme.

Elle estime que la date du 08 mars est une célébration importante où les femmes doivent comprendre ce qui a été à l'origine de cette journée et, comment est-elle née.

Selon ce médecin, le 8 mars “n'est pas une journée de port des pagnes uniquement, mais de réflexion par rapport au combat que les femmes mènent depuis des années.”

“Le 08 mars est une journée de revendication de droit de femmes et non de port de pagne, les femmes doivent réfléchir  et faire preuve de maturité et d'intelligence, réfléchir sur leurs droits et faire le suivi de leurs revendications, une sortes de bilan. Pas seulement manger boire et s'arrêter par là. Cette journée doit être fructueuse”, a-t-elle déclaré à NewsCongo.news.

A l'en croire, cette journée est une occasion aussi où la femme doit montrer qu'elle est capable de réfléchir et qu'elle est compétitive comme le thème annuel de cette année l'indique : “Egalité de sexe aujourd'hui pour un avenir durable."

Dr Micrette Ngalula affirme que cette égalité doit être comprise sur le plan professionnel. Ayant les mêmes capacités intellectuelles que l'homme, la femme peut occuper les postes de commande et la société doit lui reconnaître cela, ajoute-t-elle.

“Le fait de lui en priver parce qu'elle est femme est jugé injuste. Mais dans le foyé conjugal, elle est appelée à faire la part des choses afin de ne pas subir les violences conjugales”, a-t-elle martelé.

Par ailleurs, Dr Micrette Ngalula ne trouve pas intessant le renouvellement des thèmes chaque année. Elle pense plutôt que les femmes devraient, après s'être exprimées, donner des mémorandums, des comptes rendus et des résolutions par rapport aux thèmes exploités.

“Nous voulons savoir qu'elle est la répercussion de toutes ces thématiques. Nous demandons à ceux qui conçoivent ces thèmes annuellement de se soucier des retombées, feed-back par rapport aux thèmes élaborés. Il ne suffit pas de voir les femmes débattre dans des conférences sur ces sujets, mais il est nécessaire chaque année d'élaborer quelques recommandations, résolutions, un plaidoyer par exemple par rapport à telle ou telle situation de l'année suivante avant de sortir un thème, voir si le suivi a été fait. Ça serait beaucoup plus mieux que d'exploiter chaque année des thèmes et sans suivi”, a-t-elle poursuivi.

Pour ce qui concerne l'épanouissement de la femme en RDC, elle pense que cette lutte est récompensée. Dr Ngalula indique “qu'il ya une grande évolution depuis que les femmes revendiquent certains droits."

“Nous pensons que la participation de la femme est visible et manifeste même ici chez nous au Congo. Sur le plan politique, on veille sur l'équilibre, même quand il ya vote à un certain niveau, on exige toujours la représentativité des femmes . Donc la lutte de la femme produit petit à petit ses fruits mais le chemin reste long à parcourir, nous n'avons pas encore atteint l'égalité tant recherché 50/50, même au niveau du gouvernement, le taux de la femme est encore faible, c'est toujours le % des hommes qui est supérieur à celui des femmes. Cette lutte doit se poursuivre et à la  long, la femme doit faire preuve de maturité et de compétitivité, même quand il ya un poste, parler beaucoup plus de la compétitivité que de 50/50”, a-t-elle souhaité.

Rappelons que la célébration de la journée internationale de la femme a été célébrée le 08 mars dernier en République Démocratique du Congo sous le thème “l'autonomisation des femmes et filles dans le contexte de lutte contre le changement climatique et la réduction des risques des catastrophes”. Un thème qui a tout son sens, estime Micrette Ngalula car la femme a un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité et la préservation de l'environnement.

“La faire faire participer à cette action est tout à fait logique en tant qu'être humain”, a-t-elle conclu.

Rédigé Par Ruth Kutemba
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