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Société | Lubumbashi : Les femmes des médias formées sur l'accès à la justice des survivants des violences sexuelles et celles basées sur le genre

Lubumbashi : Les femmes des médias formées sur l'accès à la justice des survivants des violences sexuelles et celles basées sur le genre

Publié le 25 Novembre 2021 | 76 | Papademos |
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@Photo Newscongo/Les participants dans la salle

Les femmes des médias de la ville de Lubumbashi ont été formées sur l'accès à la justice des survivants des violences sexuelles et celles basées sur le genre, ce jeudi 25 novembre 2021.

Organisée par l'Union Congolaise des femmes des médias (UCOFEM) en partenariat avec Internews, cette activité a eu lieu à l'occasion du lancement des 16 jours d'activisme contre les violences basées sur le genre dans la salle Atomium non loin du centre-ville de Lubumbashi dans le Haut-Katanga.

Dans son exposé, Maître Timothée Mbuya, coordonnateur de l'ONG Justicia ASBL, a montré les forces et les limites de la loi actuel sur les violences sexuelles.

"Elle est une avancée très significative dans la lutte contre les violences sexuelles mais cette loi contient également des faiblesses, des limites qui font malheureusement que toutes les victimes des violences sexuelles ne puissent pas accéder à leurs droits. Parmi les limites. Internes, ça veut dire que des choses que la loi n'a pas prévue. Nous avons souligné qu'il n'existe pas un fond de réparation pour les victimes de violences sexuelles qui fait dont l'absence fait malheureusement que la plus part des victimes, même quand elles obtiennent gain de cause ou un jugement à leur faveur, ne sont toujours pas à mesure d'accéder à leurs droits ou d'obtenir réparation des préjudices qui ont été commis à leurs rencontres", a-t-il fait savoir au micro de Newscongo.

Le président de Justicia ASBL a aussi souligné que les gens qui font la loi ne prennent pas des précautions pour un procès aussi "rapide" dans cette matière de violences sexuelles. Pour expliquer, Timothée Mbuya a parlé de la situation des femmes détenues à la prison Kasapa et qui ont été violées il y a une année lors d'une tentative d'évasion.

"Cette loi prévoit également un certain nombre des choses qui ne sont pas respectées malheureusement par ceux là qui sont sensés la faire respecter. Par exemple, maintenant vous suivez qu'il y a un dossier qui se passe à la prison centrale de la Kasapa pour les viols qui ont été perpétrés sur les femmes il y a de cela une année alors que la loi prescrit que pour ce genre des choses, il y a une procédure de célérité, rapide qui est prévue. Malheureusement, la justice chez nous, n'a pas respecté cette procédure là et nous sommes à plus où moins une année depuis que les faits ont été commis avec risque que plusieurs éléments de preuves puissent disparaître et que la justice ne puisse pas être bien dite", a-t-il regretté.

Dans la foulée, cet avocat à aussi mis l'accent, dans sa communication, sur l'avant projet de loi qui a été proposé pour la modification de la loi numéro 06.

Une quarantaine des journalistes femmes et hommes de la ville de Lubumbashi a été conviée à cette formation organisée par l'UCOFEM, section du Katanga.

Rédigé Par Papademos

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