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Environnement | COP26 : la RDC bénéficie d’un financement de 500 millions $ pour protéger sa forêt

COP26 : la RDC bénéficie d’un financement de 500 millions $ pour protéger sa forêt

Publié le 02 Novembre 2021 | 160 | Museza Pascal |
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Dans le cadre de la 26ème Conférence des Nations-Unies sur le climat, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a eu une réunion de travail ce mardi 02 novembre 2021 avec le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson.

Le Président de la RDC a signé avec le Premier ministre britannique, au nom du Conseil d’administration de l'Initiative pour la Forêt de l’Afrique centrale (CAFI), un engagement d'une durée de 10 ans (2021-2031) pour protéger la forêt de la RDC, la 2ème plus grande forêt tropicale du monde.

Selon la Présidence de la RDC, cet accord multi-bailleur débloquera dans un premier temps des investissements sur le terrain se montant à 500 millions de dollars américains pour les cinq premières années.

Dans ce même cadre, les co-organisateurs de la COP26 ont présenté l'engagement du Bassin du Congo, qui a été signé par plus de 10 pays, le Bezos Earth Fund et l'Union européenne, afin de mobiliser 1,5 milliard de dollars pour protéger les forêts, les tourbières et d'autres réserves critiques de carbone. Ce fonds vise à soutenir les efforts menés par les pays du bassin du Congo pour protéger et maintenir les forêts de cette région.

Le Chef de l'État congolais a exprimé son engagement pour l'adaptation de l'Afrique à la crise climatique. Dans son discours, celui-ci a rappelé au monde que l'Afrique, "faible pollueur", est aussi la 1ère victime de la crise climatique.

«Le monde doit assumer ses responsabilités,» a déclaré Félix Tshisekedi.

« Le bassin du Congo est le cœur et le poumon du continent africain, nous ne pouvons pas gagner la bataille contre le changement climatique si nous ne gardons pas le bassin debout. Les plus grands engagements collectifs de fonds publics c’est pour l'action climatique de l'histoire. Mettons fin à ce grand massacre mondial à la tronçonneuse,» a déclaré de sa part, le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba.

Selon le Premier ministre britannique, cette initiative s'inscrit également dans le cadre de la nouvelle promesse mondiale de financement des forêts, qui s'élève à plus de 12 milliards de dollars.

Boris Johnson a, par ailleurs, annoncé qu'au moins 110 pays représentant 85% des forêts de la planète ont signé la déclaration pivot des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l'utilisation des terres, adoptée lors de la COP26, s'engageant à stopper et à inverser la déforestation d'ici 2030.

« Protéger nos forêts n'est pas seulement une ligne de conduite pour lutter contre le changement climatique, mais aussi pour un avenir plus prospère », a-t-il déclaré.

M. Johnson a souligné que la Chine, la Russie et le Brésil se sont également joints à cette promesse, ce qui, selon lui, peut constituer une opportunité « parallèle » de création d'emplois.

« Signer la déclaration est la partie facile. Il est essentiel qu'elle soit mise en œuvre maintenant pour les gens et la planète », a insisté le chef de l'ONU, António Guterres, sur son compte twitter officiel.

Dans leur déclaration, les dirigeants promettent de renforcer leurs efforts communs pour conserver les forêts et les autres écosystèmes terrestres et accélérer leur restauration ainsi que de faciliter les politiques de commerce et de développement durables, au niveau international et national.

Le texte note également l'autonomisation des communautés locales, y compris les peuples autochtones, qui résultent souvent négativement affectés par l'exploitation et la dégradation des forêts.

La déclaration vise également à mettre en œuvre et à remanier les politiques et les programmes agricoles afin de réduire la faim et de protéger l'environnement.

La finance est également un élément clé de l'engagement : les dirigeants promettant de faciliter l'alignement des flux financiers sur les objectifs internationaux visant à inverser les pertes et les dégradations, tout en garantissant des politiques permettant d'accélérer la transition vers une économie plus verte.

L'engagement est signé par plus de 30 institutions financières, dont le FMI et la Banque mondiale, couvrant plus de 8.700 milliards de dollars d'actifs mondiaux sous gestion. Ces dernières comptent s'éloigner des portefeuilles qui investissent dans des chaînes d'approvisionnement de produits agricoles de base à haut risque de déforestation, et à s'orienter vers une production durable.

Rédigé Par Museza Pascal

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