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Environnement | COP26: «Nous sommes en train de creuser notre propre tombe» (António Guterres)

COP26: «Nous sommes en train de creuser notre propre tombe» (António Guterres)

Publié le 01 Novembre 2021 | 151 | Museza Pascal |
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La 26ème conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, qui a officiellement démarré ce dimanche 31 octobre à Glasgow, s’est poursuivie ce lundi, lorsque des dizaines de dirigeants mondiaux sont arrivés au Scottish Event Campus, qui accueille cette conférence sur le climat.

Premier à prendre la parole lors de la cérémonie qui a débuté à 12h30, heure locale, Boris Johnson a appelé les participants à faire de cette COP26 le moment où ils prennent conscience du changement climatique. Il a plaidé pour la fin du charbon et la transformation verte des transports.

« La COP26 ne sera pas et ne peut pas être la fin de l'histoire du changement climatique », a-t-il ajouté.

Celui-ci a souligné que le travail ne s'arrêtera pas, même si la conférence se termine avec les engagements nécessaires.

« Nous ne nous sentons peut-être pas comme James Bond, ou ne ressemblons pas à James Bond, mais la COP26 doit être le début du désamorçage de cette bombe. Oui, ça va être dur, mais oui, on peut le faire », a-t-il conclu.

Deux jeunes militants ont succédé au Premier ministre britannique, appelant les dirigeants à des mesures audacieuses.

Ensuite, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, est monté sur le podium avec un message ferme et direct : « Nous sommes en train de creuser notre propre tombe », a-t-il prévenu, faisant référence à l'addiction aux énergies fossiles qui menacent de pousser l'humanité et la planète au bord du gouffre, à cause d'un réchauffement planétaire intenable.

« Les six années qui se sont écoulées depuis l’Accord de Paris sur le climat ont été les six années les plus chaudes jamais enregistrées. Notre addiction aux énergies fossiles conduit l’humanité tout droit vers l’abîme. Le choix est simple : soit nous y mettons fin, soit c’est elle qui nous fera disparaître », a-t-il ajouté.

António Guterres a rappelé que le niveau des mers monte deux fois plus vite qu’il y a 30 ans, que les océans sont plus chauds que jamais et que certaines parties de la forêt amazonienne émettent désormais plus de carbone qu'elles n'en absorbent.

« Les annonces faites récemment en faveur du climat pourraient laisser croire que nous sommes en passe de renverser la situation. Il n’en est rien », a-t-il déclaré, se référant au dernier rapport sur les plans nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, connus sous le nom de CDN, qui indique que même s'il est pleinement atteint, le résultat condamnerait toujours le monde à une augmentation « catastrophique » de 2,7 degrés Celsius.

« Quand bien même les engagements pris récemment seraient clairs et crédibles – et certains d’entre eux posent question –, nous n’en courons pas moins à la catastrophe climatique. C’est pourquoi, alors que s’ouvre cette conférence sur le climat tant attendue, nous courons tout droit à la catastrophe », a-t-il souligné.

Le chef de l'ONU a appelé à une plus grande ambition en matière d'atténuation et à des actions concrètes immédiates pour réduire les émissions mondiales de 45% d'ici 2030 ; un effort qui devrait être mené par les pays développés.

Signalons que l’objectif de la COP26 est de finaliser les règles nécessaires à la mise en œuvre de l'Accord de Paris adopté en 2015. Dans cet accord, tous les pays du monde ont accepté d'intensifier leurs efforts pour tenter de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C par rapport aux températures préindustrielles. La COP26 est considérée comme la dernière chance de faire de l’Accord de Paris une réalité.

Rédigé Par Museza Pascal

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